Farniente sur le port de Serifos


 A l’heure où je te parle nous sommes en mai, un beau début de printemps. Il fait très beau et déjà très chaud. J’étais sur l’île de Milos. Mais j’ai eu envie de me promener un peu alors j’ai sauté dans le ferry en direction pour Serifos. 

 

Serifos : petite île des Cyclades à l’atmosphère très détendue 

 

Serifos est une île d’une superficie de 70km² qui appartient à l’archipel des Cyclades et qui possède une atmosphère plutôt TRES détendue. Tu comprendras donc que tu n’iras pas passer tes vacances là-bas dans l’espoir de faire la fête. Tu serais bien déçu. Par contre, te reposer sur une jolie plage de sable fin et profiter d’un rythme de vie paisible, ça oui ! Le tourisme de masse n’a pas encore atteint l’île, tu ne trouveras pas de gros hôtels 4 étoiles. Par contre des petites pensions sympa, oui ! Quelques magasins et quelques boutiques de souvenirs.

En revanche, cette petite île tranquille est très prisée par les touristes grecs alors les restaurants proposent une nourriture savoureuse et authentique. Tu trouveras là des mets typiques cuisinés à l’ancienne. 

 

La liaison en bateau est courte à partir de Milos. Une heure en fonction de la compagnie maritime, car peu de miles les séparent. Rapidement après le départ les côtes de Serifos se dessinent à l’horizon. L’île est aride avec une végétation de type garrigue et possède une étendue de collines que je trouve très harmonieuse. Elle est très « minérale » d’ailleurs on la surnomme aussi la « Dame de fer » car les habitants viv(aient) surtout de l’extraction de son fer et de son cuivre. Serifos s’est enrichie grâce à cette activité mais les mines ont été définitivement fermées en 1963. Depuis l’île s’est dépeuplée. Tu trouveras plus d’explications à ce sujet → ici.

 

Serifos

 

 

L’ancienne ville de Serifos dévale la colline

 

Plus nous nous rapprochons et plus je trouve cette île intéressante. Les églises de l’ancienne ville dominent la baie, les plages et les tavernes en bord de mer et la chora dévale doucement la colline sur laquelle elle est perchée. Une position stratégique qui permettait de voir arriver les enemis.

Il y a très peu de bateaux accostés et très peu de monde sur le quai. Comme le soleil n’a pas encore eu le temps de griller toute la végétation aux alentours du port c’est encore plutôt vert. Je suis particulièrement contente, j’apprécie vraiment ce paysage. Le port est tout neuf, très rectiligne. Il dénote complètement avec le reste des bâtiments plus anciens. Je longe un quai propre et bien ordonné, je n’ai pas l’habitude de voir des ports aussi « carré » sur les îles grecques que j’ai déjà visitées. Je t’avoue que ça me fait bizarre. Le long de la promenade se succède bar à vin, tavernes, cafés, kiosque et boulangeries.

Ce matin la mer scintille sous la lumière d’un soleil gros dans le ciel… et c’est trop beau. La plage principale de Serifos est très accueillante avec les terrasses des cafés sur le sable. Une invitation à la farniente. Moi qui aime le calme je pense que j’ai fait le bon choix ! J’ai immédiatement envie de partir à l’assaut de cette ville ancienne dont les églises dominent la baie. Par contre sans voiture et avec la chaleur, je me dis que je vais bien galèrer. Je vais attendre un peu avant de me lancer dans l’aventure. Après tout autant commencer par prendre son temps et siroter un petit cappuccino frappé qui me donnera du courage 😉

 

Serifos

 

 

A la recherche des anciens escaliers …

 

Une heure après il commence à faire vraiment chaud, c’est un peu un piège de commencer comme ça. Si je continue à flemmarder je vais m’affaler sur ma serviette et griller comme une « schrimps » ! Alors, un peu de courage. 

Je reprend mes spartiates et ma promenade le long de la plage. Bingo ! A un croisement je remarque un panneau qui indique un chemin jusqu’à la Chora. Comme souvent il est possible de prendre un chemin plus ancien pour éviter la route principale. Rejoindre l’ancienne ville est tout de suite plus stimulant. La route empruntée par les voitures et fait plusieurs fois le tour de la colline. Je n’ose pas imaginer à pied sous le soleil.

Il me faut quand même traverser une portion de cette route poussièreuse pas très sympathique à côté d’une carrière. Les lauriers roses qui bordent la promenade me renvoient leurs bonne odeur et me motive. Il ne me faut pas plus de 15mn pour trouver les premières marches de l’ancien escalier de pierre qui monte à la Chora.

Je te raconte cette petite promenade, l’ascension jusqu’à la Chora de Serifos, dans le prochain article 🙂